dimanche 20 mai 2007

Verdoyante Bobo!

Du 7 au 10 mai…

Jour 1: Départ

Tout excitées de notre départ vers Bobo, la ville verte, nous prenons le car pour un petit 5 heures de route… A mi-chemin, escale « fraîcheur » à Boromo qui s’avère un peu plus longue que prévue, les 5 minutes deviennent 60 minutes.
Cause : bris mécanique… Trouver la pièce, dormir un peu sous le car pour notre mécano et placer la pièce. Travail laborieux pour ces chers Burkinabés ! Allez hop ! Dans le car remis à neuf, sur une route de plus en plus caillouteuse. Et oui ! La pièce tombe… Une fois STOP ! Deux fois RESTOP ! Jamais deux sans trois RERERESTOP ! Cela nous permet quand même d’admirer les paysages et tous les gens qui sortent « pisser » à côté du bus. Arrivées à Bobo quelques 9 heures plus tard, la super famille d’Isa (la déesse du couper-décaler) nous accueille. Ah ! Bobo ville verte, douche au seau et pipi dans le trou avec les cafards…

Jour 2: Escapade aux environs de Banfora

Banfora nous attend. Au rendez-vous: les pics de Sindou, les hippopos et les cascades. Mais le temps nous manquera. A cause de quoi déjà ? Ah ! Oui, pas une, mais deux crevaisons !! Normal : la route est faite pour un 4x4 ou un 4 roues, mais pas pour une minable bagnole vieille de 20 ans. On part 6 assis plus le chauffeur vers les pics de Sindou. La route a valu le coup. Les pics sont impressionnants ! Ca nous fait du bien, on respire, on s’énerve un peu, beaucoup de photos, pique-nique et hop ! On continue ! On saute par-dessus les hippos et on va aux cascades question de se rafraîchir. On traverse une « route » au milieu de champs où les femmes labourent en plein soleil. Les africains sont travaillants ! Encore des beautés naturelles, forêts, pierres, chutes et baignades. Agréable après-midi…


Retour à Banfora petite bière pour terminer la journée !

Jour 3:Down Town Bobo

Taxi jusqu’à la mosquée ! On marche tout tranquillement quand tout à coup, sans trop savoir ce qui se passe, Sarah tombe, Anne-Marie aussi suivie de Caro, effet domino ! Mais c’est une mobylette qui nous a rentré dedans ! Sarah a eu le guidon dans le dos. Finalement, petits bobos chacune à l’orteil droit. On part la mode des pansements blancs, nous avons de la chance dans cette malchance. Au moins notre journée n’est pas gâchée ! On visite la grande mosquée et la vieille ville. Petites ruelles, dames aux milles couleurs, vivement l’Afrique au quotidien ! Marché de Bobo hallucinant, tissus, calebasses peintes, bouffe, masques, etc. Tout, tout, tout, même des bonbons au coco et des mangues séchées…

La nuit tombée, chacune sur notre mobylette (derrière les chauffeurs!), en route vers les maquis dansants de Bobo avec les amis d’Isa ! On coupe et décale sous les chansons plus originales les unes que les autres… Caro réalise qu’elle adore le reggae, oui, oui, elle adore le reggae, elle nous l’avoue les yeux brillants et l’écume aux lèvres.

Jour 4 : Retour vers Ouaga

On manque le bus.. Bien sûr, les malheurs continuent… On retourne au grand marché de Bobo pour tuer le temps… L’abus de mangues séchées permet à Sarah de visiter toutes les toilettes du quartier plus remplies les unes que les autres de ses amis les vers blancs. Finalement, le bus arrive… grosse ride jusqu’à Ouaga avec un chauffeur fou. Arrivé chez nous, Ouaga nous sourit avec un 42 degrés affiché, le soleil est presque couché, il est 17h…


Bobo nous a rafraîchies de l’école, juste avant le burn-out commun de trois jeunes enseignantes. Congé bien mérité !!! A l’attaque de notre dernière semaine complète d’enseignement…


Sarah, Anne-Ma et Caro!

dimanche 6 mai 2007

Les hauts et les BAS de l'école africaine...


Depuis maintenant un mois, les 90% de notre vie ouagalaise sont consacrés au merveilleux monde éducatif africain.




Donc, dans la chaleur écrasante du mois d'avril et maintenant dans celle du mois de mai, nous nous rendons du lundi au mercredi puis les vendredi et samedi au complexe scolaire Bangré pour 7h30, dans le but (naïf) d'en faire connaître plus aux écoliers...


Jusqu'à midi (petite pause vers 10h00)* nous enchaînons leçon par dessus leçon... Grammaire, orthographe, élocution, géométrie, etc. Aller les enfants, gobez! Ah! Vous avez des questions, vous ne comprenez pas? Dommage, on n'a pas l'temps. Next, on passe à autre chose.



*La récré... 10h00 à 10h30! Yahoo! Eh non, souvent les élèves doivent recopier les résumés des leçons parce qu'il est impossible d'enseigner une nouvelle notion en 30 minutes... (Le retour, l'exposé, la compréhension, l'application et le recopiage...)


Pause lunch bien méritée de 12h00 à 15h00 (la chaleur est trop intense pour être actif et pour réfléchir...)

15h00 à 17h00, d'autres leçons... 30 minutes de géographie, 30 autres d'histoire, un peu de chant si on a le temps!


Le stage burkinabé nous procure beaucoup d'émotions et surtout de la frustration.
Frustration parce qu'il n'y a pas de matériel et que les élèves perdent un temps fou à s'échanger les bics;
frustration parce que les élèves parlent toujours;

frustration parce qu'ils n'écoutent pas;

frustration parce qu'ils ne comprennent pas;

frustration parce qu'ils n'ont pas de logique;

frustration parce que l'horaire est ridiculement fait;

frustration parce la planif sans guide ou cahier est loooooooooonnnnnngue et dure à construire;

frustration parce que les élèves osent nous dire qu'ils préfèrent les leçons à la fête....ben oui!

C'est faux comme nos maîtres associés disent si bien!




Nous avons l'impression de faire face à des ordinateurs mal programmés (merci Sam!). On remplit les élèves d'infos nouvelles qu'ils traitent très mal! Résultat, tout est à recommencer.

Nous qui croyons être là avec nos plus beaux sourires et notre goût d'apprendre... Disons que l'air bête nous rattrape assez vite! Quand tu as l'impression de parler à un mur ou en chinois la moitié de la journée... On vous le dit... C'est très choquant!



Quand le 2/4 dorment, le 1/4 comprend que dalle à ce qui se raconte en avant, il n'en reste pas beaucoup qui emmagasinent et qui appliquent...
Un gros paquet d'inconscience... L'inconscience que ce n'est pas normal de se faire frapper... L'inconscience de ce qu'il y a à l'extérieur des murs du "programme"... Qu'est-ce que c'est l'espace? Qu'est-ce que c'est l'imagination? Qu'est-ce que c'est un artisan? Inconscience du pourquoi même ils sont à l'école, pourquoi ils apprennent ceci ou cela... Le POURQUOI de toute façon ce n'est pas une question qu'ils connaissent parce qu'ils ne posent pas de question... Question de rester dans l'inconscience, l'incompréhension... L'envie de tout laisser tomber, de brasser les élèves et de crier: "Réveillez-vous merde!!!"

Nous qui croyions qu'enseigner en Afrique était valorisant, avec tous ces enfants les yeux écarquillés qui vous regardent avec le goût d'apprendre... NON et non... Dommage pour nous, dommage pour eux...

Malgré tout versus l'incompréhension de beaucoup de choses, nous comprenons le peu de moyens, de matériel, de services, le trop grand nombre d'élèves dans les classes, le programme mal fait, le trop peu de ressources, nous comprenons l'impossible de faire plus, de faire mieux... Il faudrait tellement d'argent et de temps, beaucoup trop de temps...


Un petit sourire par ici, un grand rire par là, un bonjour, un regard pour finalement terminer nos journées exténuées, mais avec le courage de se lever et de tout recommencer...

Bref, UP AND DOWN constants depuis le début de notre stage et pour encore quelques semaines... Pour en sortir grandies, vidées, mais heureuses de notre choix, pouvoir le voir, le vivre puis comprendre en partie cette AFRIQUE, ce monde à part dans un univers énorme, insaisissable... C'EST TOUT DE MEME MERVEILLEUX!!!

Les maîtresses de Bangré toujours fidèles au poste



*** Prochaine aventure: A la découverte de Bobo-Dioulasso...

dimanche 15 avril 2007

Viva Ouagadougou!!



Déjà un mois sur le sol burkinabé. Tout ce qui nous semblait particulier ici, fait maintenant partie de notre quotidien. Un quotidien auquel on s'est adapté, peut-être même un peu trop, car on en oublie les injustices de ce continent...
Et oui, depuis 4 semaines, on côtoie chèvres, chiens et poulets errants, on aperçoit bus et camions chargés de dizaines et dizaines de gens, on traverse le goudron où la circulation est folle et où les motos partagent la route avec les voitures, les cyclistes, les ânes, les piétons, les vendeurs de kleenexs, de cartes d'appel, etc.
On marchande nos mangues, notre pain et nos taxis qui ramassent 1, 2 voire 3 personnes en cours de route, on salue presque tout le monde sur notre passage d'un "Bonjour! ça va?" ou d'un "Bonsoir! ça va? et la famille? et chez vous?"...




Ouais, tout ça défile sous nos yeux et on ne s'en rend presque plus compte. Comme si c'était normal. On arrive même à ignorer les jeunes de 5 à 10 ans mendiant dans la rue pour quelques francs qui devront ensuite donner à leur maître, les bébés naissants sur une mobilette, les mobilettes chargées d'une centaine de poulets, de cochons ou de chèvres, les porteuses de tables, les vendeurs ambulants de n'importe quoi...






Toutefois, quand on s'arrête un instant pour y penser, les prises de conscience frappent fort et les frustrations prennent le dessus...

On aime tout de même notre vie ouagalaise. Il y a tout d'abord notre maison agrémentée d'un somptueux jardin (conception digne du top quétaine, remarquez le mur - Joelle, c'est une nouveauté de cette année...- ) et d'une piscine plus que satisfaisante lorsqu'elle est propre.



Il y a le salon, celui où tout le monde passe pour s'asseoir, jaser, attendre, manger, dormir, etc. Quand nous disons tout le monde, c'est tout le monde: le coiffeur, le jardinier, le couturier, le voisin, la voisine, la vendeuse de beignets, lui, l'autre, celle-la, etc.



Il y a la cuisine, toujours à son meilleur, invitante pour s'y installer et cuisiner.


Notre chambre, un endroit où on se sent bien le jour, mais où la nuit quelque chose de mystique se produit, car cet endroit se transforme, et il n'y a aucune exagération, en un véritable sauna!

Finalement, il y a la pièce secrète, celle que nous ne pouvons pas ouvrir, celle que nous n'avons pas pu visiter, la chambre de maman Sali. On y soupçonne la clime, un frigo, un garde manger et une salle de bain privée!

Puis, notre quartier animé où l'on retrouve tout ce dont nous avons besoin. Notre vendeur d'eau en sachet, notre boulangerie, notre super marché (pour les gâteries et la vache qui rit), notre Internet, nos marchandes de fruits, de beignets et de cartes d'appel. Et aussi les autres boutiques moins utiles pour nous: coiffeur, coiffeur, couturier, coiffeur, mécaniciens, couturier, vendeurs de sandales, coiffeur, mécaniciens, repasseur (au fer à charbon), etc.




Nous aimons notre vie urbaine. Une ride de taxi suffit pour partir au centre et enrichir notre culture africaine ou satisfaire nos besoins de glace..


On peut finalement chanter:

La la la la la la la

Sur la route d'Ouagadougou,
Sur la route d'Ouagadougou,
Nous étions 20/30 peut-être,
Chantant à tue tête Viva Ouagadougou



Sur la route d'Ouagadougou
Sur la route d'Ouagadougou
Nous viendrons du moins je l'espère
Africain mes frères, chanter Ouagadougou

La la la la la la la la la la
la la la la la la la la la la

*Gracieuseté Alain Barrière, allez télécharger, ça vaut la peine...

Maîtresses Sarah, Annema et Caro xx

samedi 31 mars 2007

Aventures dignes du monde Africain!!

Encore quelques aventures avant le début de notre stage... (ah! oui! nous sommes ici pour un stage!!!)

Aventures dignes du monde africain!



1ere aventure: Nazinga, la nature à l'état pure!

Après la visite du nord, nous nous rendons au sud, plus précisément en direction du Ranch de Nazinga. Excursion qui demande encore les services d'un guide et d'un 4x4. Cette fois-ci, Stéphane nous accompagne avec toutes ses histoires.

Nous quittons Ouaga pour peu à peu découvrir un ciel bleu et des nuages blancs. Sur notre chemin, nous croisons de petits villages, très éloignés, où l'eau, l'ombre et les provisions se font rares. Nous roulons sur une route de terre orange qui se mêle bien au vert des arbres et... tenez-vous bien, aux animaux sauvages. Nous voilà rendues au Ranch. Il faut savoir que le ranch n'est pas un zoo, mais une zone protégée où les animaux sont libres. Mais attention, on vous voit venir, vous pensez aux zèbres, girafes, lions et compagnie... Mais non, la faune burkinabé ne ressemble pas à celle du Kenya! Notre excitation est tout de même présente et vers 16hrs, nous quittons le campement pour notre première sortie en brousse, bien installées sur le top du 4x4. Les regards avertis de notre guide, du pisteur et de super Sarah, nous aide à apercevoir les bêtes. Parmi elles, les cobes de buffon, les cobes defassa, les hippotragues, les bubales, les babouins, les singes et les coquins de phacochères qui nous ont sans cesse montrer leurs fesses! Mais le summum du safari fut sans doute lorsque la famille d'éléphants a croisé notre route. Si près de nous, nous en avons eu des frissons, car notre guide n'arrêtait pas de nous dire qu'ils allaient charger. On aurait bien aimé! : )




Que de bonheur à se laisser bronzer ou brûler pour Annema... par le soleil et le vent, tout en admirant cette flore et cette faune.


Après le Ranch, nous nous rendons au village de Tiébélé, là où les cases sont peintes par les habitants, selon l'art traditionnel. De retour vers Ouaga, tout va bien, on remorque un Américain volontaire ici depuis 2 ans, quand tout à coup, notre chauffeur se range sur le côté... oh! oh! Qu'est-ce qui se passe? Il est à noter que dès notre départ, il a fallu pousser chaque fois le 4x4 pour démarrer... Nous sommes certaines que le problème est la batterie ou autre chose de capoutte. Mais non, le chauffeur croit que c'est le manque d'essence! D'après nos calculs, c'est impossible! Mais il fait à sa tête et part à pied au prochain village pour aller chercher un bidon! De retour 1 heure plus tard, il nous demande de pousser. Donc nous sommes trois derrière mais selon lui, ce n'est pas assez et il manque d'hommes... Donc, Annema prend le volant et le chauffeur se joint à nous. Mais non, toujours pas! Ah! C'est qu'il manque sûrement de force!!! Donc arrêtons les mobilistes, les cyclistes et les piétons... et non! Ah, tient un autre 4x4, pourquoi pas, lui aussi pousse derrière...et non! C'est surement l'essence le problème!!!!




Après 2 heures d'essais, des âmes charitables nous embarquent dans leur 4x4, la climatisation à fond, nous laissons derrière nous notre guide et notre chauffeur, pas débrouillard pour une cenne!!! Il semble que la panne d'un 4x4 au Burkina Faso est inévitable! Nous avons bien rit!




2eme aventure: Sapara, le trou à rat!




Un peu de repos avant le départ, le lendemain matin dans le village de l'enseignant d'Annema... Oh! ça semble excitant!! Ha! Ha! Pire erreur!!


Deux heures et demie de bus et oui on aime ça se promener!! Pour arriver dans un village sale comme on a jamais vu sur le bord de la route (Koupela). Est-ce ici le village??? Et non, encore un peu de route à faire... 12h30 nous cherchons un taxi pour nous accompagner à Sapara. Surprise!Il peut nous amener seulement vers16h. Un petit 3h30 à attendre... Pour quoi déjà, parce qu'il n'y a RIEN à faire n'y à voir! Nous somes donc assises dans un maquis à siroter un fanta à avoir faim et à être fatiguées!! On se dit alors: "On pourrait peut-être manger?" (Noter que nous avions mangé à 7h du pain et un peu de fromage ainsi que grignoter une pomme en route) M. Kologo (prof) nous dit de patienter jusqu'au village... Pas de problème, il ne reste que 2h à attendre. Vers 15h30 départ dans le village, comment dire... village éloigné où les gens vivent d'agriculture et de simplicité, ils semblent très content de nous accueillir. Il est 17h, toujours pas mangé... Alors, allons se promener! Nous nous rendons vers l'attraction du village: le baobab. Par chance qu'il est là ça passe le temps! Après quelques dizaines de photos presque toutes accompagnées de M. kologo, nous retournons à la maison en n'oubliant pas d'aller saluer les autres familles du village. 18h... 19h... Bon 12h sans manger, y a-t-il un problème?? Nos super pâtes sont prêtes, un vrai régal... Toute cette aventure nous a fatigué, couchons nous donc à ,la belle étoile pour se faire réveiller 1h plus tard pour manger du poulet frit, fraîchement égorgé! Merveilleuse nuit à dormir sur le sol quel confort! Nous nous endormons en rêvant à notre journée de demain qui s'annonce palpitante! Réveil à 5h30, bon quand est-ce qu'on part?? Déjeuner...mmm... de l'air! Qu'est-ce qu'on pourrait bien faire aujourd'hui??? S'asseoir et patienter dans le but de... voir que notre patience à ses limites!!! Tiens des femmes arrivent, voilà que Sarah hérite d'un bébé et que la mère se pousse au forage... Allons lui remettre son bébé décide M.Kologo. Non... Il aurait dû dire: " Allons lui remettre son bébé et allons visiter toutes les autres familles du village." Bravo, Caro et Annema pour votre courage, le tô rouge et sa sauce morveuse a bien passée!! C'est fini, oui??! Non, non, non, la vieille, il faut voir la vieille de 109 ans, le pillier du village, il faut discuter avec elle... Que de plaisir!! Elle a tellement apprécié qu'on lui rende visite qu'elle nous a offert un présent: un poulet vivant! Aller on embarque le poulet jusqu'à Ouaga! On peut y aller maintenant?? Attente d'une heure le taxi (le sauveur) arrive. Prochain arrêt, l'école du village, les enfants trop excités, l'écoeurement totale de l'attente, après quoi déjà?? Ah! Oui.. rien!


Des bus aux 2h.. Ben oui c'est ça! Aux 6h tu veux dire!! Il est 10h30, prochain départ 12h30: complet! Ha! Ha! Prochain départ 14h30, encore plus drôle!! Aller dans le taxi brousse maintenant avant de faire un meurtre... Nous sommes fatiguées, écoeurées et affamées!! Un peu de pain en route puis enfin la ville ou presque... Une histoire de vol dans le taxi nous fait patienter encore un peu... Nous on s'en va, pu capable de PATIENTER!!! Aller à la maison, décompression!


Finalement, on en rit déjà, mais la prochaine fois qu'un africain nous invite dans son village, disons qu'il devra PATIENTER avant d'avoir notre réponse...




Les filles au Burkina toujours en forme, en sourires et en rires (jaunes parfois) qui pensent à vous tous et qui rêvent d'un weekend au Québec!

samedi 24 mars 2007

Aventure Sahélienne

Salam alekoum!!!
De retour de notre périple de 3 jours dans le Sahel... des images et des aventures plein la tête!
Un peu d'infos: le Sahel est une zone désertique au nord du Burkina Faso. Attention, ce n'est pas les dunes du Sahara, mais on y retrouve des peuples Touaregs, des dromadaires, et les petites dunes d'Oursi.


Notre aventure: après avoir tourné en rond à travers Ouaga, pour trouver le bus de 10h et des bananes qui finalement n'ont jamais pu être trouvées... (****Crisse quand t'en veux pas, yen a partout et quand ten veux...) Départ vers Gorom Gorom, un petit 6 heures de route, juste le temps de bien suer des fesses, sur les bancs en similicuir!

****Notre autobus "2 étages" transportait sur le toit: sacs de toutes sortes, bicyclettes, mobilettes, cages en bois et même une chèvre!!! ****Société de transport déconseillée par le "petit futé" dû à ses nombreux accidents!!! mais qui ne risque rien n'a rien!


Chaque fois qu'on arrêtait dans un petit village, les vendeurs de collations étaient toujours présents! Au menu: oignon, beignets, arachide (notre choix!!!), sésames, etc. etc.

Un 4x4 nous attendait à notre arrivée à Gorom avec notre guide Abass! Un belge s'est joint à notre équipe pour le reste de la journée, il a été notre photographe avec son appareil de pro! Merci Thibault!!!

Direction Oursi pour voir les dunes au coucher du soleil. Il faut comprendre que c'est à Oursi qu'on retrouve les seules dunes oranges du Sahel, car le reste est plat, sablonneux et épineux!
Nous avons ensuite été au campement ou nous avons découvert nos lits dignes des mille et une nuits! Nuit à la belle étoile après plusieurs excellents thés à la menthe!



Réveil à 5h30 direction les dunes d'Oursi (encore), mais cette fois-ci pour le lever du soleil! Les enfants toujours fidèles au poste nous attendaient avec leurs "madame, les bidos, des bics, des bics..." **** les bidos sont des bouteilles d'eau vides et les bics des stylos!
Petit 3 heures au marché de 10h30 à 13h30 ****et quelles sont les heures les plus chaudes de la journée? On vous laisse deviner!!!!


On voit vraiment l'importance de ce marché aux portes du Sahel où les nomades viennent vendre leurs produits fabriqués à la main et acheter leur nourriture jusqu'au prochain marché! Fantastique et typique!

Un peu de repos et c'est parti pour 1h30 de dromadaire vers ganadouari. Le départ était prévu pour 16h30 mais comme un dromadaire s'était sauvé, départ vers 18h30!!! Les joies de l' Afrique!!!

Est-ce toi Cynthia???? Ah! Non! c'est un dromadaire....

Difficile de réaliser que nous sommes au milieu de nulle part, à dromader sous les étoiles losqu'on mince croissant de lune nous éclaire... Une autre nuit à la belle étoile, près d'une mare entourées de rien, que du bruit des oiseaux... on s'endort une autre fois avec le gout de la menthe sur la langue! Faites de beaux rêves!

5h30 réveil... ah départ à 7h00.........
Une autre heure et demi de dromadaire, elle était peut-être de trop celle-là... mal aux fesses, cuisses, dos, bras, etc!

Presque la fin de l'aventure, trois heures de 4x4 jusqu'à Bani pour admirer les 7 mosquée et se faire attaquer par des enfants fous vendeurs de maracas!

4 longues heures de bus sur Africa line, ni vues ni connues, on se fondait au décor, la poussière tellement épaisse sur nos corps!! Beau mélange avec notre sueur... ***summum de chaleur connue jusqu'à présent!!

****avez-vous déjà sué brun? avez-vous déjà pu jouer au tic-tac-to sur votre corps en grattant la crasse? avez-vous déjà pensé que vous étiez vraiment bronzé mais que finalement vous étiez juste sales? vous êtes vous déjà brosser les cheveux et qu'ensuite vos doigts étaient noirs et votre brosse remplie de poussière? Vous êtes vous déjà essuyé la face 10 fois avec des lingettes démaquillantes et que c'était toujours aussi brun?

De retour à Ouaga, nous nous ennuyons déjà des nuits fraîches du Sahel et de notre guide Abass!!!!!




Voilà gang de chanceux!

Vous avez de la chance, l'Internet nous coûte presque rien!!!

Merci pour vos commentaires! Continuez!

Nous trois xxx

P.s. Cynthia, une promesse est une promesse!!!!












samedi 17 mars 2007

Bonne arrivée! ...




Bonjour bande de nassara ( bande de blancs!!!)

Pour ceux qui ne le savent pas encore, nous sommes maintenant rendues à Ouagadougou, en pleine Afrique! Nous sommes arrivées le 13 mars vers 13h15...

Finalement, notre vol s'est bien passé malgré notre compagnie aérienne méconnue... à l'àéroport Charle de Gaulle, on ne pouvait pas se tromper de vol... c'était noir de monde! C'était tellement long s'enregistrer..... vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce que les gens apportaient dans leur pays.... Bcp de radios en tout cas.... hahahahah

Petit escale à Bamako au Mali où le 3\4 des gens ont quitté l'avion! On se demandait si on ne devait pas nous aussi descendre au Mali... pourquoi si peu de gens se rendent au Burkina???
Donc nous avons terminé ce vol avec environ 50 autres personnes!

La fille de la directrice (l'endroit ou on loge) est venue nous chercher à l'aeroport..... elle était très sympathique!!!!

Donc voici un petit résumé de nos premiers jours au Burkina...

Question #1: Est-ce vrai qu'il fait chaud au Burkina?
Réponse:
Est-ce qu'être en sueur à longueur de journée, c'est avoir chaud?
Est-ce que lorsqu'on se lève et que notre jupe est trempée, c'est avoir chaud?
Est-ce que boire 5 litres d'eau par jour sans aller à la toillette, c'est avoir chaud?
Est-ce que se réveiller 4 fois dans la nuit, c'est avoir chaud?
Si on a de la difficulté à parler parce que notre gorge est trop sèche, c'est qu'il fait chaud?
Est-ce que 40 degrés par jour c'est chaud????

et bien dites-vous que ce n'est qu'un début, qu'avril et mai sont les pires mois de l'année et que bien des gens se plaisent à nous le rappeler....

Question #2: Est-ce que Ouagadougou est une belle ville propre?
Réponse:
Est-ce que lorsque vous vous mouchés, c'est brun?
Est-ce que lorsque vous avez une pelure de banane à mettre à la poubelle, quelqu'un vous dit de la jeter par terre?
Est-ce que vos pieds sont constamment bruns?
Est-ce que vos vêtements sont constamment bruns?
Est-ce que lorsque vous allez acheter de la viande, elle est là à vous attendre sur le bois, avec tout plein de mouchessssss autour?
Est-ce que la salle de bain sent la pisse chez vous?
Est-ce vous devez enjamber des débris dans la rue ou dans votre maison?
ok, ok...c'est assez!

Juste un petit aperçu de nos premières impressions et comme on dit tout le temps, la première impression est souvent la bonne!!!

Vous comprendrez que ces premiers jours ont été quelque peu difficiles...toutefois, nous sommes conscientes que nous avons bcp de chance d'être dans la famille de la directrice!
elle nous offre des fruits (mangues, papayes, tangerine, bananes, etc.), de l'eau, de "bons" repas quotidiens, une douche, 2 lits... mais reste qu'il est dure de croire qu'on pourra s'habituer aux nouveautés toujours présentes!!!

Le jardin de la directrice est magnifique!!! Il y a beaucoup d'arbres de fleurs et même un manguier!!!! miam... Il y a meme une piscine.... quoi de mieux! Par contre, des jardiniers refont la cour alors la piscine n'est pas accessible pour le moment!!

A l'interieur... c'est quand meme bien et c'est grand.... ok, la cuisine est à éviter mais pour le reste c'est très bien, pour ici évidemment!!!

Nous avons une servante qui nous prépare nos repas, en fait, elle s'occupe d'à peu près tout dans la maison. Une dame lave aussi notre linge.... D'ailleurs, après avoir tenté l'expérience du lavage à la main, nous avons bien vu que nous étions très mauvaises!!!!

Bon.... au niveau de la nourriture.... Bien que nous ayons trois repas par jour, il est parfois difficile de manger de grosses portions.... Pourquoi dites-vous???? Il est vrai que la chaleur y est pour beaucoup mais il y a aussi que les repas ne sont pas toujours très invitants.... Nous avons manger le plat national, le tô.... qui ressemble à du papier mâcher avec du sable... ca vous donne le goût hein!!! On mange léger, nous croyons que nous allons disparaître bientôt... ou tout simplement fondre...


Nous avons rencontré nos classes, nous sommes enthousiastes de commencer notre stage, mais celui-ci débutera seulement le 2 avril, cause de congé scolaire. Anne-Marie a une classe de 59 élèves, Caro de 65 et Sarah de 69. Les enfants sont géniaux, quoique un peu gênés! Ils sont beaux...leurs yeux, leurs dents, leur peau...des traits parfaits!



Déjà tellement de trucs à raconter sur les classes...on vous réserve la suite lorsqu'on aura vraiment commencer le stage!



On commence aussi à gouter à la culture burkinabé, les marchands achalants...qui nous ont toutes eues!!! et oui, déjà des dépenses!

Même si ce blog ne présente pas une belle image du Burkina, nous savons, que tout ce qui suivra sera unique et que nous allons trouver tout beau sur notre passage...

Le ton du message n'est que pour dédramatiser notre adaptation!!!

Sarah, AnneMa et Caro xx



















lundi 12 mars 2007

Sous le ciel bleu de Paris!

Et non, pas encore des nouvelles de l'Afrique...mais de Paris!

Voici un bref compte rendu de notre séjour parisien.

Nous sommes arrivées vendredi matin chez Jocelyne et Jean-Claude, des amis des parents à Sarah! Ils nous ont bien accueillies et nous ont offert un lit douillet pour chacune...afin que nous puissions récupérer notre décalage (plus difficile qu on le croyait...).

Nos journées commencaient donc a 14h, mais grâce à notre super guide Sarah et au super soleil, nous avons pu visiter le tout Paris!!!















Une première soirée de ouf bien arrosée nous a permises de prendre le beat voyage et également de nuire à notre foie...

En passant par les galeries Lafayette, le Louvre et la place Concorde,





















pour aller jusqu'à Montmartre, la tour Eiffel, la Cathédrale Notre-Dame et St-Michel,








































nous avons finalement terminé notre périple au cimetière du Père Lachaise et aux pyramides d'égypte.



















Une journée avant notre départ pour le Burkina...un mélange d'émotions nous envahit.
Angoisse, excitation, remise en question...
Mais nous vaincrons!


à bientôt, peut-être ...................

Ringuette, Belli et Gélineau